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mardi 6 décembre 2011

TCHERNOBYL : Une catastrophe sans fin

Comme promis, je consacre un article complet à la catastrophe de Tchernobyl.

Le 26 Avril 1986, l'Europe ouvrit les yeux sur la plus grande catastrophe nucléaire que le monde n'avait jamais connu jusqu'alors.!
Fuites radioactives, combustible impossible à approcher, réaction toujours en cours et impossible à maîtriser......cela fait 25 ans cette année que la centrale la plus tristement célèbre et son réacteur n°4 constitue toujours un problème planétaire toujours pas résolu. On peut certes considérer le sarcophage comme une protection, un rempart qui nous protège de cette mort silencieuse, il n'en est rien !!!!!
On aurait pu imaginer que l'installation d'une nouvelle enceinte, à la pointe de la technologie aurait pu parer au plus pressé, mais la crise étant passé par là, le projet est toujours en stand by!
Mais la vraie question demeure comment démanteler le site le plus toxique de la planète après Fukushima?
Que faire des déchets générés par ce drame ?

CHRONOLOGIE D'UNE APOCALYPSE

Le samedi 26/04/1986, il est 01h26 quand le coeur du réacteur n°4 de la centrale Lénine s'emballe, atteignant plus de 100 fois sa puissance normale! Une telle surchauffe transforme rapidement le réacteur en une terrible cocotte minute sous pression. La pression est telle qu'une première explosion de vapeur a lieu. Le couvercle en béton  de 2000 tonnes de l'enceinte de confinement cède et se soulève à une hauteur de 15 m. Au contact de l'air et des débris brûlants, l'Hydrogène dégagé par la réaction nucléaire et contenu en son coeur provoque une seconde explosion encore plus terrible qui souffle tout le bâtiment.



Dès le dimanche 27/04/1986, une armada, d'hommes, d'hélicoptères et d'engins diverses tente de déverser sur le coeur en fusion, qui est à l'air libre, plus de 500 tonnes de matériaux divers pour enrayer la contamination par les radio éléments et le gigantesque incendie nucléaire qui ravage les lieux.
En effet sous l'effet de la fournaise qui règne sur place ces éléments s'élèvent à plus de 1200m et constituent le fameux "nuage de Tchernobyl" qui poussé par les vents touchera une très grande partie de l'Europe, y compris la France. Le 6 mai, les rejets cessent enfin, soit 11 jours après la catastrophe.

 Lundi 5/05/1986, 400 mineurs sont mobilisés dans l'urgence pour aller au coeur de l'enfer sur Terre. Leur mission est urgente mais mortelle. Ils doivent creuser un tunnel sous le réacteur, pour y placer un système de refroidissement. Les autorités craignent en effet que le corium transperce le fond de la cuve et ne s'effondre dans le sol et finisse par contaminer la nappe phréatique de Kiev. C'est la hantise du syndrome chinois!


L'Europe entière est touchée par le nuage radioactif, au gré des conditions météo et ce pendant une dizaine de jours. Au total 350.000 ukrainiens devront être évacués dans l'urgence, la plupart pour ne plus jamais revenir chez eux. Les taux de radiations relevés à l'époque sont de l'ordre de 1.000 kBq/m². Le bilan humain de la catastrophe est officiellement de 900.000 victimes.

De Juin à Novembre 1986, quelques 90.000 ouvriers s'emploient au péril de leur vie à isoler la carcasse mortelle. Une enceinte faite de 410.000 mètres cubes de béton et de 7.000 tonnes d'acier est imaginés en quelques jours pour isoler le réacteur à vif. Problème, les radiations empêchent de s'approcher suffisamment! Résultat, les poutres formant le toit sont simplement posées et certaines reposent simplement sur les restes des murs d'enceinte du réacteur. Au final c'est 1.200m² de fuite!!





De 1986 à 1987, environ 700.000 liquidateurs, civils et militaires sont réquisitionnés pour nettoyer la centrale. Les autorités ukrainiennes ont besoin que les 3 autres réacteurs redémarrent rapidement. Tout ce qui a été contaminé y compris la terre et la foret doit être enterré dans plus de 800 fosses creusées à la va vite dans les 3.000km² de la zone interdite.


De 1986 à 1991, des experts soviétiques s'aventurent dans les entrailles de la bête, pour faire le point sur l'ampleur des dommages. A l'automne 1986, ils découvrent une première coulée de Corium en forme de pied d'éléphant. Des concrétions tellement radioactives qu'elles les obligent parfois à tirer dessus à la kalachnikof de loin pour récupérer des échantillons.


2011, soulevé par l'explosion, le couvercle du réacteur n°4 repose toujours en équilibre. Les déchets nucléaires ont pu s'échapper par dizaine de tonnes dans le hall central, le combustible a fuit tout autour de son enceinte de confinement, et sous les décombres, la morts irradiantes est toujours aussi actives et dangereuse.






Pire encore, la structure endommagée, ne permet plus de reprendre le contrôle de la réaction nucléaire qui s'est amorcée ce jour d'Avril 86, ce qui signifie que le problème principal de Tchernobyl n'est toujours pas réglé, et que la mort rode toujours dans les couloirs de cette centrale.

Cette centrale n'en fini plus d'être toxique et de contaminer la planète et la vie sur terre. Il reste toujours plus de 117 tonnes de déchets contaminés qui ont été utilisés à la hâte pour ériger le sarcophage de confinement. Ce dernier n'étant pas étanche on estime qu'environ 3.000 m3 d'eau de pluie se sont infiltrées et ont été contaminés par les sels d'uraniums, de plutonium et d'américium.
Sous le toit de l'enceinte, on estime qu'environ 30 tonnes de poussières de combustibles forment un épais brouillard mortel. Il reste également environ 30tonnes de déchets de cylindres de combustibles. Et puis il y a ce magma radioactif qui s'est répandu un peu partout au premières heures de la catastrophe formant environ 1200 tonnes d'une lave mortelle.

CONSÉQUENCES BIOLOGIQUE DE LA CATASTROPHE




Mais il y a aussi tous ces gens dont l'exposition aux radiations à de plus faibles doses à provoquer de multiples cancer comme celui de la thyroïde.
Et puis il y a ce dont on ne parle jamais dans les médias, pour ne pas effrayer les gens. Les mutations génétiques directement provoquées par l'action des radiations sur l'ADN. Je préfère vous prévenir les images qui vont suivre sont choquantes, mais c'est aussi la vérité du nucléaire et la vérité n'est pas faite pour être dissimulée.


Les animaux et la végétation n'ont pas été épargnés non plus, comme le montre ces images :

Une autre conséquence assez méconnue de cette catastrophe touche l'agriculture. En retombant sur l'Europe de l'Est, le nuage a rendu 160.000 km² de terres impropres à l'agriculture pour plusieurs siècles. Principal pays touché la Biélorussie avec 25% de son territoire concerné. Il est donc très importants de réhabiliter ces sols, afin de nourrir une population toujours croissante. L'une des méthode envisagée est la culture de végétaux accumulant très peu de radio nucléides, comme le colza, dont on pourrait faire du bio carburant.
Autre méthode , la culture de végétaux très drainant pour assainir les sols, ce qui permettrait selon les scientifiques de nettoyer les sols en seulement 2 à 3 décennies. Mais l'efficacité de cette méthode fait débat dans la communauté scientifique. En tout cas si rien n'est trouvé, il faudra peut être un jour choisir entre radioactivité et OGM!

Quoiqu'il en soit, cette catastrophe est loin d'être finie et elle nous montre chaque jour que nous sommes loin de maîtriser cette technologie et que nos choix de politiques énergétiques sont clairement dictés par des intérêts économique plutôt que pour le bien de tous.
Comme un malheur n'arrive jamais seul, alors même que nous sommes encore de l'impossibilité techniques de faire face aux conséquences de Tchernobyl, une autre catastrophe de pire ampleur, a touché toute l'Humanité en mars de cette année. Deux constante dans ces catastrophes, la folie de certains hommes et la volonté de dissimuler la réalité des faits sous la pression du lobby nucléaire, notamment AREVA.

Mise à jour :


mardi 29 novembre 2011

SORTIR DU NUCLEAIRE : Est un choix ou un devoir?




Après la catastrophe de Fukushima en Mars dernier, le monde semble avoir redécouvert les dangers du nucléaire. Je dit redécouvrir, car le bon peuple semblait alors avoir oublié toute l'horreur de la catastrophe de Tchernobyl quelques 25 années en arrière.

Il faut dire qu'en France le nuage à l'époque n'avait pas réussi à passer les frontières (nos douaniers étaient vraiment vigilants) et de plus, le lobby nucléaire et AREVA se sont efforcé depuis à convaincre les gens que le nucléaire est sûre et bon pour l'humanité (sans parlé du fait que c'est un business très lucratif et que la France a depuis DE GAULLE fait le choix du tout nucléaire).



Mais si vous le permettez je vous propose un petit retour dans le passé du nucléaire.


    Il y a environ 150 ans débutait l'histoire du nucléaire. Plus précisément, c'est en 1841 qu'un chimiste, M. Péligot isola l'uranium. Quarante ans plus tard, le chimiste français, Henri Becquerel découvrit la radioactivité naturelle. En 1905, c'est au tour du physicien allemand, Albert Einstein, de publier sa théorie sur la relativité. En 1919, le physicien néo-zélandais, Ernest Rutherford réussit à scinder l'atome. Vingt et un ans plus tard, l'américain, Seaborg découvrit le plutonium. Le 2 décembre 1942, le premier réacteur expérimental fut mis en marche à Chicago. Le démarrage du premier réacteur nucléaire industriel se fit en 1944 sur le fleuve Columbia aux États-Unis. En 1945, deux bombes furent larguées par les Américains qui détruisirent deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki. Deux ans plus tard, on mettait en marche le premier réacteur expérimental britannique. C'est en 1951, qu'un réacteur expérimental américain généra de l'énergie pour la première fois.

    Revenons quelques instants sur l'épopée du nucléaire à usage militaire, je ne vous ferais pas un cours d'histoire, car tous le monde connaît l'histoire d'Hiroshima et de Nagasaki. En revanche, peu de gens ont une réelle idée de l'ampleur d'une explosion nucléaire et l'horreur de cette arme. Je vous propose donc 3 vidéos pour comprendre ce phénomène. 
    Cette dernière vidéo démontre parfaitement les 3 effets d'une explosion nucléaire (effet de souffle, effet thermique, radiations) et montre la course à la sur puissance nucléaire des grandes puissance.
    Heureusement pour les peuples de la Terre, depuis 1945, aucune arme atomique ne fût utilisé.
    L'humanité ne fût pas pour autant totalement préserver du nucléaire. Tout d'abord parce que de nombreux pays firent des essaies nucléaires que ce soit à l'air libre ou sous terrain, libérant ainsi et dans l'atmosphère et dans les sous sols de nombreuses particules radioactives.
    Beaucoup d'entre nous se disent que ce n'est pas si grave, que le temps à passé et que tout ceci s'est dissipé dans l'air et que c'est sans danger. Et bien détrompons nous!
    Autant dire que non seulement ces radionucléides (ou particules radioactifs) sont toujours présent dans l'atmosphère mais ils le sont encore pour longtemps.
    Et comme si les essaies nucléaires ne suffisait pas, très rapidement le nucléaire civil emboîta le pas au nucléaire militaire et de nombreuses centrales civils commencèrent à pousser aux 4 coins du globe. N'oublions pas non plus le démantèlement d'une partie de l'armement nucléaire après la chute du bloc communiste qui engendra la dispersion voir l'abandon de plusieurs centaines de tête nucléaires remplies d'uranium ou de plutonium.
    Beaucoup d'entre nous se disent (et je peux le comprendre), oui mais le nucléaire civil, c'est pas dangereux, c'est pas fait pour tuer et puis ça permet de payer l'électricité moins chère. J'aimerais partagé ce point de vue, mais hélas je ne peux pas! En effet, le nucléaire civil n'est pas aussi dénué de risques qu'on voudrait bien nous le faire croire comme le montre le tableau suivant :
    Type
    INES
    Année Cas
    7 1986 Catastrophe de Tchernobyl en URSS.
    2011 Accident nucléaire de Fukushima au Japon4.
    6 1957 Catastrophe de Kychtym en URSS.
    5 1987 Accident nucléaire de Goiânia au Brésil.
    1979 Accident nucléaire de Three Mile Island aux États-Unis.
    1957 Incendie à la centrale de Windscale, depuis renommée Sellafield, au Royaume-Uni.
    1952 Accident aux laboratoires nucléaires de Chalk River au Canada.
    4 2006 Accident à Fleurus en Belgique (voir Institut national des radioéléments).
    1999 Accident de criticité de Tōkai-mura au Japon.
    1980 Endommagement d'un cœur de la Centrale nucléaire de Saint-Laurent-A2 en France5.
    1969 Fusion de 50 kg d'uranium de la Centrale nucléaire de Saint-Laurent-A1 en France lors du chargement (17 octobre).
    1969 Fusion du cœur à la centrale nucléaire de Lucens (21 janvier 1969).
    3 2008 Fuite à l'IRE de Fleurus en Belgique (25 août 2008)6.
    2005 Fuite nucléaire à Sellafield, (ex-Windscale).
    2008 Exposition d'un travailleur à une source radioactive à l'ONERA à Toulouse (18 mars 2008)5,7,8.
    2002 Fuite radioactive d'un fût transitant par Roissy (27 décembre 2001)9.
    1991 Forbach (Moselle) : trois employés intérimaires pénètrent dans un accélérateur industriel en fonctionnement et sont fortement irradiés5.
    1989 Erreur de vis dans le montage des valves de protection contre les surpressions à Gravelines.
    1981 Incendie d'un silo à La Hague (6 janvier1981)10.


    Intéressons nous à 3 exemples en particuliers.
    1. L'INCIDENT DE 3 MILES ISLAND :  Cet incident est très important car il introduit dans l'échelle des risques nucléaires la notion de "syndrome chinois". En 1979, un incident survient sur l'un des réacteurs de la centrale, suite à une succession d'erreurs et de problèmes de conception, l'un des réacteurs voit son noyau rentré en fusion. Ce dernier perce la cuve de l'enceinte de protection en raison de la chaleur produite. Se pose alors le problème théorique du syndrome chinois. C'est a dire la possibilité pour le coeur en fusion de traverser de part en part la terre pour ressortir en Chine ( hypothèse purement théorique en réalité). Aujourd'hui encore, les conséquences de cet incident ne sont pas complètement connues et sont partiellement occultées par les autorités nucléaires u.s. Cet événement tragique marque un tournant dans l'histoire du nucléaire civil. En effet, il aurait pu soit entraîner la remise en cause du nucléaire civile en raison des risques que cette technologie implique, soit entraîner l'acceptation son acceptation par la population, comme une technologie qui présente certes des risques mais qui procurent plus d'avantages que de risques. C'est hélas cette dernière option qui se confirma. 
    2. L'INCIDENT DE TCHERNOBYLEn 1986 centrale ukrainienne de Tchernobyl connu la plus grande catastrophe nucléaire civile connu à ce jour. Selon la version officielle, une série d'erreurs humaines conduisit à fusion du coeur d'un des réacteur de la centrale (comme à Three Miles Island), mais aussi à l'explosion des installations et de l'enceinte de confinement, libérant ainsi énormément de radio nucléides dans l'atmosphère. Ce nuage radio actif poussé par les vents survola une très grand partie de l'Europe, et bien qu'on n'en parle assez peu, on peu même considéré qu'il toucha dans une moindre mesure, toute la planète.
    3. L'INCIDENT DE FUKUSHIMA : Le 11/03/2011, un séisme très violent de magnitude 8.9 au moins frappe les côtes au NE du Japon, s'en suit un énorme Tsunami qui endommage les installation de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Très rapidement, les techniciens perdent totalement le contrôle des réacteurs en fonction ainsi que sur les piscines de stockage des piles de combustibles usagées. Plusieurs coeurs entrent alors en fusion, faute de refroidissement et il en découlent une série d'explosion du à l'Hydrogène libéré par la réaction nucléaire dans les coeurs en fusion. Les enceintes de confinements ne sont soient plus étanches, soit partiellement détruites libérant ainsi des doses de radiations mortelles tout autour de la centrale. 
     Je reviendrais très prochainement en détails sur le cas de Tchernobyl et de Fukushima. On peut raisonnablement conclure, à partir de ces 3 exemples (les plus connus), que si le nucléaire représente un extraordinaire potentiel énergétique, il n'en demeure pas moins une technologie extrêmement complexe. De plus ces "incidents" démontrent que les risques que représente cette technologie n'est en rien identiques aux autres domaines d'activités comme l'industrie chimique par exemple. D'une part car nous ne maîtrisons pas de façon suffisamment sécurisé le processus de production d'énergie nucléaire, d'autre part, car nous ne maîtrisons pas la filière des déchets nucléaires et que leur stockage pose aujourd'hui un réel problème non seulement pour nous, mais aussi pour les futures générations et les éco systèmes. Pour finir, les risques encourus par les populations en cas d'incidents majeurs sont considérables et il n'existe à ce jour quasiment aucuns moyens de stopper ce processus. Les radiations provoquent évidemment des brûlures atroces,
    mais aussi des maladies comme les cancers de la thyroïde entre autre, mais elles provoquent à plus long terme des mutations génétiques tant sur les animaux que sur les humains et même les végétaux.
    On ne peut néanmoins pas évoqué le problème du nucléaire sans parlé des emplois que cette filière génère, pas plus qu'en ignorant le coût qu'engendrerais un arrêt de la filière. 
    Combien d'emplois sont liés à cette filière en France?
    Que représente le nucléaire en France par rapport à nos voisins européens?
    Que couteraient chaque scénario à la France?  
    Combien de Français souhaitent sortir du nucléaire?
    Nos dirigeants ne cessent de nous affirmer que sortir du nucléaire entraînerait une augmentation massive du prix de l'électricité pour les usagers et que le coût du Kw/h en France est l'un des plus bas grâce au nucléaire, qu'en est il en réalité?
    On se rends compte au travers de ces documents, que la filière nucléaire, permets à la France de maintenir le coûts de l'électricité assez bas et qu'elle réduit considérablement  sa dépendance énergétique.
    On comprends alors tout l'enjeu d'une réflexion sur une réorientation de la politique énergétique française, pour éviter que les dépenses du pays en matière d'énergie ne s'envolent de manière exponentielle, surtout en cette période de crise et de restriction budgétaire.
    Mais nous devons aussi nous poser la question de ce que coûte une catastrophe nucléaire, en terme de démantèlement des structures endommagées et de décontamination.
     On sait par exemple que la catastrophe de 3 Miles Island a duré jusqu'en 1993 et a coûte 973 millions de $.
    Pour Tchernobyl voici les données selon Wikileak. Destiné à durer 30 ans, le sarcophage de mélange de béton et de plomb construit à la hâte par les russes a coûté 18 milliards de dollars. Avec l'aide d'un financement européen, il a été entrepris de le remplacer par une structure métallique prévue pour tenir un siècle. En 2011, plus de 1,5 milliards de dollars sont encore nécessaires pour la construction du nouveau sarcophage à la centrale nucléaire accidentée de Tchernobyl33. Sur 30 ans, plusieurs rapports cités par l'IAEA estiment le coût de la catastrophe de Tchernobyl à plusieurs centaines de milliards de dollars34. Pour sa part, le directeur de Greenpeace France, Pascal Husting, chiffre le coût total de Tchernobyl à 1 000 milliards35
    On estime environ à 985.000 le nombre de victimes directes de cette catastrophe et on ignore le nombre exact de personnes touchées de part le monde par les retombée de Tchernobyl.
    Devant la portée des dangers liés à la filière nucléaire, on ne peut se contenter de mettre dans la balance les emplois crées par cette filière, ni même le coût de démantèlement de cette filière industrielle, pas plus que le coût engendré par le passage à d'autres énergies de substitution. Je ne suis pas un activiste anti nucléaire, je suis juste un citoyen qui s'interroge sur la pertinence de cette filière et je réalise que toute ces histoires soit disant économiques, ne sont rien en comparaison des risques qu'engendre cette énergie et son utilisation, tant au niveau civil qu'au niveau nucléaire et ce pour toute la planète. A quoi nous servira de préserver des emplois ou de faire des économies ou de réaliser des profits, lorsque la radioactivité aura stérilisé toute vie sur Terre?